Le contournement géographique comme nouvelle raison d’être

VPN : Le contournement géographique

Initialement pensés pour sécuriser les échanges et les utilisateurs d’Internet, les VPN ont aujourd’hui une toute autre raison d’être. La plupart de ceux qui y ont recours admettent ainsi s’en servir pour réaliser du contournement géographique et donc avoir accès à des contenus normalement inaccessibles du fait de leur localisation sur le globe.

Sécurité et anonymat, les deux critères à l’origine des VPN

Si le nombre d’abonnés à un service VPN n’a jamais été aussi élevé sur la planète, c’est avant tout parce qu’il répond à de nouvelles attentes des internautes.

En effet, à leur création, les serveurs VPN faisaient simplement office d’intermédiaire entre Internet et l’utilisateur, ce qui conférait à ce dernier davantage de sécurité mais aussi l’anonymat lorsqu’il naviguait sur le web.

Eh oui, le fait que l’adresse envoyée aux services en ligne consultés par un utilisateur derrière un VPN soit celle du VPN permet de naviguer sur Internet sans que vous ne soyez jamais identifié. Qui plus est, toutes les données sont chiffrées si bien que même si vous saisissez vos coordonnées bancaires, vous êtes certain que personne ne pourra les intercepter avant de les utiliser illégalement.

Toutefois, en 2020, les arguments « sécurité » et « anonymat » semblent avoir fait leur temps et c’est pour une toute autre raison que les internautes se tournent vers les VPN.

Le contournement géographique, argument n° 1 pour utiliser un VPN

Au cours des toutes dernières années, ceux qui souscrivent un abonnement à un service VPN le font le plus souvent pour du contournement géographique.

Eh oui, les plateformes de streaming vidéo, et en particulier Netflix, permettent à leurs abonnés d’accéder au catalogue local de films et séries. Pour des raisons évidentes de droits, elles peuvent effectivement proposer certains films ou séries uniquement aux abonnés de certains pays.

En utilisant un VPN, les abonnés peuvent contourner assez aisément ce géoblocage puisqu’il leur suffit de se connecter à un serveur localisé aux États-Unis, au Canada ou au Royaume-Uni pour disposer d’un accès au catalogue américain, canadien ou britannique. Certaines plateformes de vidéos à la demande — comme celle de Disney — ont d’ailleurs décidé de lutter contre les VPN car elles tiennent à faire respecter les droits de diffusion des œuvres qu’elles proposent. D’autres se montrent plus permissives, préférant avoir des abonnés qui « trichent » plutôt que ne pas avoir d’abonnés. Deux philosophies s’opposent donc mais les VPN performants semblent encore avoir de beaux jours devant eux pour le contournement géographique.

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