SiliVaccine antivirus

SiliVaccine, un antivirus exclusif à la Corée du Nord

SiliVaccine, un antivirus exclusif à la Corée du Nord

Comme chaque année, le rassemblement annuel des hackers d’Europe organisé par le Chaos Computer Club a été l’occasion d’évoquer les outils dont dispose la Corée du Nord. En particulier, il a été question de SiliVaccine, un antivirus local qui ressemble à s’y méprendre aux solutions de sécurité développées par la firme japonaise Trend Micro.

La Corée du Nord peut compter sur son propre antivirus

Durant longtemps, la communauté mondiale a cru que la Corée du Nord vivait recluse sur elle-même et loin des évolutions technologiques connues par le reste de la planète.

Dans la réalité, il n’en est rien puisque la Corée du Nord est loin d’être une nation en retard sur le plan informatique. De plus, elle peut compter sur de nombreux talents locaux, plusieurs groupes de hackers nord-coréens étant réputés parmi les touts meilleurs de la planète.

En revanche, il ne faut pas compter sur la Corée du Nord pour faire comme les autres. Ainsi, outre son intranet national, les développeurs locaux ont mis au point un système d’exploitation exclusif baptisé « Red Star OS » (très inspiré de Mac OS) mais aussi un antivirus connu sous le nom de SiliVaccine. Pour le concevoir, il semblerait d’ailleurs qu’ils n’aient pas hésité à prendre exemple sur ce qui se fait de mieux sur le marché…

SiliVaccine, la copie nord-coréenne d’un antivirus japonais ?

Très régulièrement, les outils informatiques dont dispose Pyongyang sont passés au crible par les chercheurs en sécurité occidentaux. Récemment, ce sont ainsi les équipes de Check Point qui se sont intéressées à SiliVaccine.

Elles ont noté que cet antivirus avait déjà quelques années à son compteur puisqu’il aurait été développé il y a déjà plus de 15 ans, preuve que le gouvernement nord-coréen a compris il y a déjà fort longtemps que les réseaux informatiques seront le futur champ de bataille entre les nations.

Mais ce n’est pas tout puisque Check Point a démontré que la version 2013 de l’antivirus SiliVaccine embarquait plusieurs composants appartenant à un leader sur ce marché, Trend Micro. Entre autres, le moteur d’analyses et le fichier de signatures de virus seraient des composants du fabricant japonais.

Afin de disposer d’un antivirus performant, la Corée du Nord a illégalement eu recours aux composants Trend Micro pour concevoir SiliVaccine. Elle prouve en tout cas que, par tous les moyens, elle est capable de développer en interne des outils dignes de ce que proposent les spécialistes du secteur.

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