Cloud public : les erreurs de configuration​

Cloud public : les erreurs de configuration

À l’heure où les atteintes à la protection des données sont de plus en plus nombreuses, les logiciels malveillants ne sont pas les seuls responsables. En effet, les erreurs de configuration sont extrêmement fréquentes même si de nombreuses entreprises cherchent à le cacher pour éviter d’écorner leur image.

Des erreurs de configuration cachées mais bien présentes

Déjà que les cybermenaces étaient nombreuses, l’adoption massive du cloud public (en savoir plus sur l’explosion du cloud public) a laissé apparaître un nouveau facteur favorable aux fuites de données : les erreurs de configuration.

En effet, alors que tous les chiffres indiquaient jusqu’à présent que ce type d’erreurs était plutôt rare, une étude conduite par McAfee baptisée « Cloud Native : The Infrastructure As A Service Adoption and Risk » vient nous dire le contraire.

Selon elle, 99 % des erreurs de configuration ne seraient pas rapportés, ce qui tend à signifier que des milliers d’entreprises exposeraient leurs données, sans même parfois le savoir. Cette étude est pourtant très sérieuse puisque McAfee s’est intéressée à 1000 professionnels de l’informatique évoluant dans 11 pays différents, un échantillon plutôt représentatif par conséquent.

Des erreurs humaines à l’origine de fuites de données

L’Infrastructure-As-A-Service a déjà mis en difficulté de nombreuses entreprises puisque selon l’étude réalisée par McAfee, 90 % des professionnels auraient déjà rencontré un problème de sécurité avec elle.

Pour autant, seulement 26 % d’entre eux disent être en mesure de conduire des audits de mauvaise configuration. Autrement dit, dans 74 % des cas, une mauvaise configuration du cloud perdurera dans le temps et pourra exposer les données sur une longue durée. Une aubaine pour les hackers qui n’en demandent souvent pas tant…

Ces chiffres ont assurément de quoi inquiéter, d’autant plus que même les problèmes de configuration observés par des experts mettent du temps à être corrigés. Ainsi, 25 % des répondants affirment que les erreurs de configuration du cloud mettent en moyenne plus de 24 heures à être réparées. Dans certaines entreprises, les problèmes connus seraient même solutionnés en plus d’un mois…

Derrière tout cela, se cache bien évidemment une réelle pénurie d’experts en cloud, un problème d’ampleur auquel il faudra remédier rapidement sous peine de voir les fuites de données se multiplier encore et toujours.

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