Messagerie

Tout n’est pas permis sur une messagerie professionnelle

Tout n’est pas permis sur une messagerie professionnelle

Dans un très grand nombre d’entreprises, les salariés ont recours à une messagerie professionnelle qui leur permet d’échanger en groupe fermé. Seulement voilà, après les différentes révélations de l’affaire de « la ligue du LOL », il semble intéressant de voir si tout est permis avec ce genre d’outils…

La « ligue du LOL » ou quand l’usage d’une messagerie professionnelle devient problématique

Courant février, s’il y a bien une affaire qui a fait scandale en France, c’est celle dite de la ligue du LOL. En effet, plusieurs journalistes ont profité de groupes fermés sur une messagerie professionnelle pour tenir des propos injurieux, racistes et sexistes.

D’abord, c’est au sein de la rédaction de Vice qu’une dizaine d’hommes ont multiplié les blagues sexistes sur les femmes. Puis, c’est au sein de la rédaction du HuffPost qu’un groupe fermé sur Slack a été créé et des propos injurieux, racistes et sexistes ont été tenus.

Dans les deux situations, l’employeur n’a pas fait dans la demi-mesure quand il a eu connaissance de l’existence de ces groupes fermés une messagerie professionnelle mais surtout des propos qui y sont tenus puisqu’il a tout bonnement licencié les plus actifs.

Certaines voix se sont élevées pour dénoncer ces décisions arguant que les échanges ont eu lieu dans le cadre de « conversations privées ». D’autres estiment que l’utilisation d’une messagerie professionnelle pour de tels propos implique directement l’entreprise et justifie donc les décisions des employeurs.

Autrement dit, en trame de fond de l’affaire de la ligue du LOL, se trouve surtout la question de ce qu’il est légal de faire ou non sur une messagerie professionnelle.

Les propos injurieux sur le groupe fermé d’une messagerie professionnelle condamnables

Si la justice sera probablement amenée à prendre une décision concernant les protagonistes de la ligue du LOL qui ont été remerciés pour les propos injurieux, racistes et sexistes qu’ils ont tenus, tout semble indiquer que leurs actes étaient condamnables.

En effet, une jurisprudence existe et il y a déjà eu des condamnations consécutives à des « propos graves » tenus sur des groupes fermés de messagerie professionnelle. Dans ces situations, les juges n’ont pas pris en compte le nombre de membres de ces groupes fermés mais bien la nature même des propos.

Dès lors qu’ils ont été jugés excessifs, les juridictions ont validé l’utilisation de conversations privées pour justifier la faute d’un salarié. Rappelons que l’employeur doit tout mettre en œuvre pour protéger ses salariés du harcèlement. Il faut donc bien qu’il y ait une forme de logique…

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