Cloud français

Cloud français : où en est le projet « État plateforme »

L’État plateforme est une architecture mise en place par une nation pour assurer la circulation fluide et sécurisée des données. Où en est ce projet de cloud français, qui a été confié à la DINSIC en 2014 ? Les rapports du Conseil d’État et de la Cour des comptes sont catégoriques : ils prônent une amplification et une accélération.

L’État plateforme, qu’est-ce que c’est ?

Le gouvernement a délégué le projet « État plateforme » à la DINSIC de 2014 à 2019. La DINUM (direction interministérielle du numérique) a remplacé depuis la direction interministérielle des systèmes d’information et de communication.

Conçu comme une sorte d’intrapreunariat au sein de l’État, il s’agit en fait d’une modernisation des services publics numériques. De plus, les infrastructures seraient à la disposition des sociétés civiles et acteurs privés pour y développer biens et services.

La dématérialisation de ce cloud français permettrait de faire des économies de fonctionnement, pour des services mieux coordonnés. Ainsi, il pourrait apporter la possibilité au pays de lutter contre l’utilisation débridée des données par les GAFAM.

Le cloud français doit se dynamiser

La Cour des comptes a tranché en 2018 : l’État doit poursuivre le projet, mais différemment. En effet, il souffre d’une absence de stratégie, lié sans doute au fait qu’un État n’est pas une entreprise. Pourtant, la Cour des comptes considère que le projet doit bénéficier d’investissements financiers et humains revus à la hausse. Elle déplore une transformation trop lente, un périmètre d’action trop réduit et des choix technologiques obsolètes.

En outre, réduire l’externalisation des traitements permettrait d’être moins dépendant de l’industrie numérique américaine.

Enfin, la modernisation devrait être non seulement technologique, mais également culturelle. Ainsi, la Cour des comptes préconise une formation généralisée au cloud français de l’État plateforme, pour tous les acteurs publics.

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