4G en France

4G en France : l’objectif du New Deal ?

En janvier 2018, l’Etat et les principaux opérateurs de télécommunications concluaient un New Deal visant à généraliser la 4G en France. Depuis, du temps a passé et de nouveaux sites sont sortis de terre pour améliorer le dispositif de couverture. Pour autant, le déploiement semble beaucoup plus lent que le projet ne le prévoit. Eléments de réponse…

La généralisation de la 4G en France, ça ne va pas assez vite !

Alors que le New Deal prévoit la construction de 5000 sites d’ici fin 2022 dans l’Hexagone et ce par chaque opérateur, les objectifs semblent difficiles à atteindre. En effet, éradiquer les zones d’inégalité de couverture 4G en France est bien plus complexe qu’un projet couché sur papier.

Aussi, si le New Deal identifiait clairement les besoins d’aménagement numérique, force est de constater que deux ans plus tard, peu ont été comblés.

Depuis 2018, on a assisté au déploiement d’environ 1200 nouveaux pylônes. En parallèle, 800 devraient être installés au cours de chacune des prochaines années… Mais qu’en est-il des sites en zones blanches et en RAN sharing (investissement conjoint des opérateurs) ? Abandonnés ? Bien évidemment, non ! Il semblerait toutefois que ces chantiers soient quelque peu à l’arrêt…

Surtout qu’il faut rappeler que l’installation de pylônes n’est qu’une première étape dans le déploiement de la 4G en France (aller plus loin en découvrant notre dossier 4G et écologie). Eh oui, les opérateurs ne doivent ensuite pas omettre de fournir les services de voix, SMS et mobile à très haut débit. Disposant d’un délai de deux ans, les opérateurs se montrent lents et l’Etat va devoir sanctionner…

Un échéancier non tenu qui inquiète le gouvernement

Si la crise sanitaire liée au coronavirus a mis en retrait le dossier 4G, les chiffres sont loin d’être bons. En ce début d’année 2020, ce sont normalement 1374 sites qui devraient être prêts pour accroître la couverture 4G. Dans la réalité, seulement 4 ont été mis en service, environ 500 le seront d’ici 6 mois et 800 sous 2 ans.

En d’autres mots, la barre des 5000 sites d’ici fin 2022 s’apparente à une douce utopie. Pourtant, il ne s’agissait pas là d’un rythme à tenir mais bien d’un objectif à tenir…

Aussi, hormis du temps en plus pour rendre accessible la 4G à tous les Français, qu’attendre de plus ? Difficile de le dire même si certains semblent se contenter de la transformation des sites 2G/3G en sites 4G. Au moins, sur ce point précis du déploiement, le gouvernement tient sa feuille de route !

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